L’association Palette Culturelle réaffirme son soutien aux recommandations du ministère de la Culture concernant la rémunération du droit de présentation publique des œuvres des artistes plasticiens.
Exposer une œuvre n’est pas seulement un acte de diffusion culturelle. C’est aussi la présentation publique d’un travail de création, fruit de nombreuses heures de recherche, d’expérimentation, de production et d’investissement personnel. Derrière chaque exposition se trouvent des artistes qui consacrent leur temps, leurs compétences et leurs ressources à enrichir notre patrimoine culturel vivant.
Depuis 2019, le ministère de la Culture recommande qu’une rémunération minimale soit versée aux artistes lorsque leurs œuvres sont présentées dans le cadre d’expositions temporaires, qu’elles soient monographiques ou collectives. Cette recommandation vise à mieux reconnaître le travail des artistes-auteurs et à encourager des pratiques plus équitables dans le secteur des arts visuels.
Cette démarche repose sur un principe simple : la visibilité ne constitue pas une rémunération. Si exposer permet de rencontrer un public et de développer sa carrière, cela ne remplace pas le droit légitime des artistes à être rémunérés lorsque leurs œuvres sont présentées au public.
Le ministère recommande notamment :
une rémunération minimale de 1 000 € pour une exposition personnelle (monographique) ;
une rémunération minimale de 100 € par artiste dans une exposition collective, avec des modalités spécifiques lorsque le nombre d’artistes est inférieur à dix.
Ces montants constituent un plancher, et non un plafond. Ils traduisent une volonté de reconnaître la valeur du travail artistique tout en laissant aux structures la possibilité d’aller au-delà selon leurs moyens.
Nous défendons depuis notre création une vision de la culture fondée sur le respect des artistes, la transparence et la coopération entre créateurs, lieux d’exposition, collectivités et partenaires privés.
L’association Palette Culturelle, qui développe des projets de médiation et de diffusion artistique, encourage toutes les structures culturelles, autres associations, collectivités territoriales et organisateurs d’expositions à intégrer progressivement cette recommandation dans sa pratique.
Nous sommes conscients que de nombreuses structures associatives fonctionnent grâce au bénévolat et avec des budgets limités. La juste rémunération des artistes ne doit pas être perçue comme une contrainte supplémentaire, mais comme un objectif collectif à construire ensemble. Reconnaître le travail artistique, c’est renforcer durablement l’écosystème culturel de nos territoires.
Le Tarn possède une richesse artistique remarquable. Pour qu’elle continue de se développer, il est indispensable que les artistes puissent exercer leur métier dans des conditions dignes, où la création est considérée comme un véritable travail.
En soutenant la rémunération du droit de présentation publique, nous affirmons que l’art est une valeur essentielle de notre société et que celles et ceux qui le créent méritent reconnaissance, respect et rémunération.
La réforme de la facturation électronique entre progressivement en application en France et concernera également les artistes-auteurs, indépendants, associations culturelles et petites structures travaillant avec des professionnels.
Cette évolution administrative s’appliquera progressivement à de nombreux acteurs du secteur culturel, y compris les artistes bénéficiant de la franchise de TVA avec la mention :
« TVA non applicable – article 293 B du CGI »
La réforme ne concerne donc pas uniquement les structures assujetties à la TVA.
Les grandes dates à retenir
1er septembre 2026
À partir de cette date :
toutes les entreprises, associations concernées et indépendants devront être capables de recevoir des factures électroniques ;
les grandes entreprises et ETI devront commencer à émettre leurs factures électroniques.
Même les artistes-auteurs et petites structures culturelles devront donc disposer d’une solution compatible pour recevoir des documents administratifs électroniques.
1er septembre 2027
Cette seconde étape concernera :
les PME ;
TPE ;
micro-entreprises ;
indépendants ;
artistes-auteurs ;
associations culturelles ;
petites structures culturelles et événementielles.
À cette date, l’émission de factures électroniques deviendra progressivement obligatoire pour ces catégories professionnelles.
Les simples PDF envoyés par email ne seront plus considérés comme conformes dans le cadre des échanges professionnels concernés par la réforme.
Les artistes-auteurs également concernés même sans TVA
De nombreux artistes-auteurs exercent sous le régime de la franchise en base de TVA avec la mention :
« TVA non applicable – article 293 B du CGI »
Même dans ce cadre, la réforme de la facturation électronique pourra s’appliquer dès lors que l’artiste :
facture des professionnels ;
travaille avec des collectivités, galeries ou associations ;
réalise des prestations artistiques ;
participe à des expositions rémunérées ;
ou dispose d’un numéro SIRET.
L’absence de TVA ne dispense donc pas automatiquement des futures obligations liées à la facturation électronique.
Les artistes-auteurs devront progressivement :
pouvoir recevoir des factures électroniques ;
utiliser des formats compatibles ;
conserver leurs documents administratifs de manière conforme ;
et utiliser des plateformes adaptées selon les échanges professionnels concernés.
Ce que cela implique pour les artistes
Les artistes travaillant avec :
des galeries ;
collectivités ;
associations ;
entreprises ;
institutions culturelles ;
diffuseurs professionnels ;
festivals ;
structures événementielles ;
devront progressivement :
utiliser des outils de facturation adaptés ;
archiver leurs documents de manière conforme ;
transmettre certaines données administratives ;
et passer par des plateformes agréées pour certains échanges.
Les associations culturelles également concernées
Les associations disposant d’un numéro SIRET peuvent également être concernées par la facturation électronique selon leur activité et leur mode de fonctionnement administratif.
Une association devra généralement appliquer la réforme lorsqu’elle :
émet des factures à des professionnels ;
exerce une activité économique ;
vend des prestations ou des produits ;
organise des événements rémunérés ;
ou est soumise à la TVA.
Cela peut notamment concerner :
des associations culturelles ;
organisatrices d’événements ;
structures de formation ;
galeries associatives ;
lieux d’exposition ;
ateliers artistiques ;
ou associations proposant des prestations rémunérées.
Associations non assujetties à la TVA
Certaines associations loi 1901 :
sans activité commerciale réelle ;
sans TVA ;
ou fonctionnant principalement grâce aux adhésions et subventions,
peuvent être moins directement impactées.
Cependant, dès qu’il existe :
une facturation professionnelle ;
des prestations rémunérées ;
des ventes ;
ou des relations économiques avec des entreprises ou collectivités,
la réforme peut progressivement s’appliquer.
Ce que cela implique pour une association culturelle
Une association culturelle avec SIRET devra probablement :
utiliser un logiciel ou une plateforme compatible ;
conserver des factures normalisées ;
transmettre certaines données administratives ;
adapter ses habitudes comptables ;
organiser l’archivage numérique de ses documents.
Cela peut concerner :
locations d’expositions ;
ateliers ;
prestations artistiques ;
ventes ;
partenariats ;
interventions culturelles ;
événements ;
ou actions de médiation culturelle.
Important à retenir
Le simple fait de posséder un numéro SIRET ne rend pas automatiquement une structure concernée à 100 %.
Ce sont surtout :
la nature des activités ;
la présence ou non de TVA ;
les prestations réalisées ;
et les relations commerciales avec des professionnels
qui détermineront le niveau réel d’obligation.
La franchise de TVA avec la mention :
« TVA non applicable – article 293 B du CGI »
ne signifie donc pas automatiquement une exonération des futures obligations de facturation électronique.
Logiciels et plateformes compatibles avec la réforme
Plusieurs logiciels et plateformes sont déjà annoncés comme compatibles — ou en cours d’agrément officiel DGFiP — pour la future facturation électronique obligatoire.
Les tarifs varient selon la taille de la structure et les besoins administratifs.
Solutions simples et accessibles pour artistes et associations
Factomos
Solution orientée indépendants, artistes-auteurs et petites structures culturelles. Compatible avec la gestion Maison des Artistes / AGESSA.
Tarifs
environ 4,15 €/mois → formule limitée ;
environ 12,75 €/mois → factures illimitées ;
environ 25,60 €/mois → multi-utilisateurs.
Adapté pour
artistes-auteurs ;
associations culturelles ;
ateliers ;
petites structures événementielles.
FacturX²
Solution récente centrée sur la conformité 2026-2027.
Tarif
environ 5 € TTC/mois.
Inclus
émission et réception illimitée ;
archivage légal ;
transmission automatique ;
formats Factur-X, UBL et CII.
Adapté pour
artistes indépendants ;
associations simples ;
structures avec peu de comptabilité.
VosFactures
Très utilisé par freelances et petites structures.
Tarifs
gratuit → 3 documents/mois ;
5 €/mois → formule basique ;
15 €/mois → standard ;
25 €/mois → pro.
Avantages
simplicité ;
gestion devis/factures ;
compatible PEPPOL ;
adapté aux petites structures.
Solutions plus professionnelles pour structures importantes
Axonaut
Solution CRM + facturation plus complète.
Tarif
à partir de 49,99 €/mois.
Adapté pour
associations avec salariés ;
gestion d’événements ;
partenaires multiples ;
subventions ;
volume administratif important.
Sellsy
Plateforme française reconnue pour PME et structures professionnelles.
Tarif
généralement entre 30 et 80 €/mois selon les modules.
Adapté pour
centres culturels ;
structures événementielles ;
associations développées.
Solutions gratuites ou économiques
Certaines plateformes proposent encore des offres gratuites ou très accessibles :
Tiime ;
Henrri ;
Indy ;
facture.net.
Attention toutefois :
toutes ne sont pas encore officiellement agréées PDP ;
certaines annoncent seulement une compatibilité future.
Les éléments à vérifier avant de choisir une solution
Avant d’adopter un logiciel ou une plateforme, il est recommandé de vérifier :
la compatibilité officielle DGFiP / PDP ;
la génération du format Factur-X ;
l’archivage légal ;
la possibilité d’émettre et recevoir ;
la simplicité d’utilisation ;
le coût réel à long terme ;
l’adaptation aux besoins artistiques ou associatifs.
Une transition progressive du secteur culturel
Au-delà de l’aspect technique, cette réforme marque aussi une évolution du monde culturel vers une gestion plus structurée et professionnalisée des activités artistiques et associatives.
Même si les échéances peuvent sembler encore lointaines, il peut être utile dès aujourd’hui :
de vérifier ses outils de facturation ;
de structurer ses documents administratifs ;
d’anticiper l’archivage numérique ;
et de se renseigner sur les futures plateformes compatibles.
En résumé
1er septembre 2026
Obligation de pouvoir recevoir des factures électroniques.
1er septembre 2027
Obligation progressive d’émettre des factures électroniques pour les TPE, indépendants, artistes-auteurs et petites structures associatives.
Avec Les Sculptants, l’association Palette Culturelle propose une forme artistique rare et immersive : une troupe de sculpture vivante qui transforme l’espace public en atelier à ciel ouvert.
Ici, il ne s’agit pas de jouer un rôle. Les artistes taillent, frappent, révèlent.
Réunis autour d’une pratique commune, cinq sculpteurs donnent à voir ce qui est habituellement caché : le geste de création, dans toute sa puissance et sa vérité.
Le Bestiaire de Pierre : quand la matière devient spectacle
Au cœur du projet, Le Bestiaire de Pierre prend forme sous les yeux du public.
Pendant plusieurs jours, les artistes sculptent des chimères monumentales, créatures hybrides surgies de la pierre, inspirées des imaginaires anciens et des paysages contemporains.
Chaque sculpteur développe son propre univers, mais tous avancent ensemble, dans une dynamique collective proche d’une troupe de théâtre :
rythmes des outils
chorégraphie des corps
tension du matériau
dialogue silencieux entre les artistes
Le public ne regarde pas seulement une œuvre : il assiste à sa naissance.
À la croisée des disciplines : reconstitution, spectacle et transmission
Les Sculptants se situent à un point de rencontre singulier :
reconstitution d’un geste ancestral, celui de la sculpture sur pierre
spectacle vivant, par la présence, le rythme et la mise en espace
transmission du savoir, par la pédagogie implicite du geste
Cette hybridation crée une expérience forte, accessible à tous les publics, sans nécessité de médiation complexe.
L’art se comprend ici par le regard, par le son, par la proximité.
Une rencontre directe entre artistes et public
L’un des fondements du projet est la proximité avec le public.
Contrairement à une exposition classique, il n’y a pas de distance : les visiteurs circulent, observent, échangent.
Ils découvrent :
les outils
les techniques
les étapes de création
les choix artistiques
Cette relation directe transforme profondément le rapport à l’œuvre et à l’artiste.
Un projet qui valorise les territoires
Accueillir Les Sculptants, c’est aussi faire vivre un lieu.
Qu’il s’agisse d’un site patrimonial, d’un espace urbain ou d’un environnement naturel, la présence des artistes crée une dynamique :
animation culturelle forte
attractivité du site
mise en valeur du patrimoine
création d’un événement fédérateur
L’intervention s’adapte aux spécificités du territoire et à ses enjeux.
Une œuvre éphémère… un héritage durable
Si la performance est temporaire, son impact, lui, s’inscrit dans le temps.
Les sculptures réalisées restent sur place et deviennent :
des repères artistiques
des éléments de patrimoine
des traces visibles de l’événement
Chaque intervention laisse ainsi une empreinte durable, à la fois matérielle et symbolique.
Un projet ouvert aux partenaires
Les Sculptants s’adressent à une grande diversité d’acteurs :
collectivités territoriales
sites historiques
structures culturelles
entreprises et grands comptes
lieux touristiques
Le format est modulable selon les espaces, les publics et les objectifs.
Une invitation à accueillir le vivant
À travers ce projet, l’association Palette Culturelle défend une vision de l’art :
accessible
ancrée dans le réel
vivante et partagée
Les Sculptants ne proposent pas seulement une performance. Ils créent une expérience.
Une rencontre entre la matière, le geste et le public.
À Burlats, le printemps s’annonce résolument artistique. L’association Palette Culturelle, dont le siège se situe à Boissezon, s’associe à la municipalité pour proposer un double rendez-vous culturel au Pavillon Adélaïde.
Entre performance de sculpture monumentale et exposition contemporaine, cette programmation met en avant la création vivante et le lien au territoire.
Une sculpture monumentale sous les yeux du public
Du 18 avril au 1er mai, les visiteurs pourront assister à une performance peu commune : la réalisation en direct d’une œuvre monumentale en granit.
Les sculpteurs Yannick Robert et Beto Svanotti s’installeront à proximité du Pavillon Adélaïde pour donner naissance à Le Fend-Pilier. Inspirée des paysages du Sidobre, cette sculpture prendra la forme d’une chimère émergeant de la roche.
Une occasion rare de découvrir les coulisses de la création artistique et d’échanger avec les artistes au fil de leur travail.
Une exposition contemporaine en prolongement
À partir du 1er mai et jusqu’au 24 mai, place à l’exposition « Dialogues de matière et de lumière », qui réunira plusieurs artistes contemporains.
Parmi eux, trois artistes installés à Boissezon : Agnieszka Targowska, Marie-Line Guimard et Yannick Robert. Seront également présents Sandra Quintin de Burlats, ainsi que Mireille Blanc de Saïx.
L’exposition accueille aussi Elke Montreal, venue d’un département voisin aux côtés des autres artistes.
Une belle représentation d’artistes professionnels d’Occitanie, illustrant la richesse et la diversité de la scène artistique de la Région.
L’exposition sera ouverte les mercredis, samedis et dimanches, de 10h à 17h.
Un moment fort le 1er mai
Le 1er mai à 18h, un temps fort viendra marquer cette programmation :
inauguration de la sculpture Le Fend-Pilier
vernissage de l’exposition
Un moment convivial ouvert à tous, au cœur d’un site patrimonial emblématique.
Une association ancrée dans le territoire
Basée à Boissezon, l’association Palette Culturelle œuvre toute l’année pour rendre l’art accessible au plus grand nombre. Ateliers, actions culturelles et partenariats locaux participent à faire vivre la création artistique en milieu rural.
Avec ce printemps artistique, elle confirme son engagement à valoriser les artistes et à rapprocher la culture des habitants.
Infos pratiques
Lieu : Pavillon Adélaïde, Burlats Dates: Du 18 avril au 24 mai 2026 Exposition : mercredis, samedis, dimanches de 10h à 17h
📻 Passage radio – Présentation des événements à venir
Dans le cadre de la programmation culturelle à venir sur le territoire, l’association Palette Culturelle a été invitée à intervenir sur Radio R d’Autan afin de présenter deux temps forts :
la performance artistique du Fend Pilier
l’exposition collective au Pavillon Adélaïde à Burlats
Cette intervention s’inscrit dans la volonté de valoriser les initiatives artistiques locales et de les rendre accessibles au plus grand nombre.
🕒 Horaires de diffusion
Mardi 21 avril
– 12h30
– 18h30
Mercredi 22 avril
– 7h30
🎧 Écouter en direct
Fréquences :
100.2 FM (Castres – Mazamet)
106.8 FM (Lavaur – Graulhet)
Ne plus attendre la mort pour reconnaître la valeur du vivant
L’histoire culturelle est traversée par un paradoxe que nous ne pouvons plus ignorer : certains des créateurs aujourd’hui célébrés comme des figures majeures ont vécu dans la pauvreté, l’isolement, l’indifférence ou le rejet. Leur œuvre, ignorée ou méprisée de leur vivant, est devenue après leur disparition un capital culturel, symbolique et financier considérable.
Vincent van Gogh incarne ce paradoxe. Vivant dans une grande précarité, dépendant de l’aide de son frère, il ne vendit presque rien. Aujourd’hui, ses œuvres comptent parmi les plus valorisées au monde et alimentent une économie globale faite de musées, de tourisme, d’assurances et de fonds d’investissement.
Mais il n’est pas un cas isolé. Combien sont morts malades, marginalisés, endettés, internés, oubliés ? Combien n’ont été reconnus qu’une fois leur production figée par la mort, transformée en patrimoine, puis en actif économique ?
L’histoire le montre : la littérature, la musique, l’image et toutes les formes de création ont connu ce phénomène. Des artistes confidentiels de leur vivant sont devenus des piliers de l’enseignement, des institutions culturelles et des marchés internationaux. Leurs œuvres alimentent aujourd’hui éditions, expositions, collections, concerts, adaptations, recherches universitaires.
Ce basculement posthume doit nous interroger collectivement. La valeur d’une œuvre ne dépend pas uniquement de sa qualité. Elle dépend aussi du récit qui l’entoure : la rareté, la tragédie, la redécouverte. La disparition transforme parfois la création en patrimoine. Puis le patrimoine devient capital.
Nous refusons que la reconnaissance soit conditionnée par la mort. Nous refusons que la précarité soit romantisée. Nous refusons que la misère devienne un prélude à la spéculation.
Soutenir les artistes vivants n’est pas un acte symbolique : c’est une nécessité éthique. Reconnaître les marges, préserver les voix émergentes, accompagner les trajectoires fragiles est une responsabilité collective.
Car derrière chaque œuvre se trouve une vie. Et derrière chaque reconnaissance tardive se cache une injustice silencieuse.
Nous affirmons qu’il est temps de déplacer le regard : reconnaître maintenant, soutenir maintenant, valoriser maintenant.
Ne plus attendre la mort pour célébrer le vivant.
Figures marquantes de la reconnaissance posthume
Vincent van Gogh — mort dans une grande pauvreté et ignoré du marché, aujourd’hui symbole mondial de valeur artistique et financière. Amedeo Modigliani — décédé malade et sans ressources, ses œuvres atteignent désormais des sommes records. Camille Claudel — internée et oubliée durant des décennies, aujourd’hui pleinement intégrée au patrimoine culturel et au marché. Paul Gauguin — mort isolé et endetté, devenu ensuite figure majeure valorisée internationalement. Georges de La Tour — tombé dans l’oubli pendant deux siècles, redécouvert puis fortement valorisé. El Greco — longtemps négligé après sa mort, réhabilité par l’histoire culturelle moderne et les institutions. Chaïm Soutine — vie de misère avant reconnaissance, aujourd’hui recherché par collections et musées. Henry Darger — existence obscure et pauvre, œuvre révélée après sa mort et intégrée au marché international. Séraphine de Senlis — fin de vie en institution et dans le dénuement, aujourd’hui reconnue et collectionnée. Antonio Ligabue — marginalisé et précaire, devenu figure majeure après sa disparition. Edgar Allan Poe — mort pauvre et oublié, désormais pilier éditorial et culturel mondial. Franz Kafka — quasi inconnu du grand public, devenu référence centrale de la pensée moderne. Arthur Rimbaud — abandonné et malade en fin de vie, aujourd’hui icône majeure étudiée et publiée. Gérard de Nerval — mort dans la misère, reconnu ensuite comme figure essentielle de la modernité. Emily Dickinson — inconnue de son vivant, aujourd’hui incontournable dans le patrimoine mondial. Herman Melville — oublié et sans succès en fin de vie, redécouvert puis intégré au canon culturel. John Keats — mort jeune dans la précarité, devenu figure centrale de la poésie mondiale. Wolfgang Amadeus Mozart — difficultés financières à la fin de sa vie, aujourd’hui pilier de l’économie musicale mondiale. Franz Schubert — mort pauvre et peu reconnu, devenu figure majeure du répertoire international. Robert Johnson — disparu dans l’anonymat, devenu légende culturelle et objet d’une vaste industrie musicale. Nick Drake — ignoré de son vivant, aujourd’hui largement diffusé et célébré. Vivian Maier — inconnue et précaire, œuvre révélée après sa mort et diffusée mondialement. Eugène Atget — mort pauvre et discret, devenu référence majeure pour l’histoire de l’image et des collections.
Dans le cadre du premier Atelier Passerelle, concept développé par l’association Palette Culturelle, nous vous proposerons le samedi 28 mars, de 9 h à 18 h, une immersion complète dans le développement du projet « Le Fend Pilier », sculpture en granit qui sera réalisée en public devant le Pavillon Adélaïde de Burlats au mois d’avril.
Cet atelier a pour objectif de faire découvrir toutes les étapes du projet, de sa conception numérique à sa réalisation concrète.
Contenu de l’atelier
1. Développement du projet en modélisation 3D Présentation, démonstration et explication du travail de conception réalisé à l’aide d’un logiciel de modelage 3D. Cette partie sera présentée par le studio 3D Zygaena – www.zygaena.fr
Les participants pourront comprendre comment une idée artistique devient une forme numérique précise, prête à être exploitée techniquement.
2. Préparer un fichier 3D pour l’impression Comment transformer un modèle 3D en fichier exploitable pour l’impression. Découverte des différents logiciels utilisés, des formats de fichiers et des étapes de préparation indispensables.
3. Lancement de l’impression 3D Découverte des réglages, des paramètres techniques et des matériaux de fabrication.
Les participants pourront voir en temps réel l’impression de la maquette au 1/10e, qui servira de base à la réalisation monumentale en granit, se lancer et comprendre les enjeux techniques de cette étape essentielle.
Sécuriser vos ventes lors d’expositions – guide pour les artistes
Le collectif Palette Culturelle accompagne les artistes dans leurs démarches et s’engage à garantir une totale transparence lors des expositions. Pour vous aider à comprendre vos droits et obligations, voici les points clés à connaître :
1. Encaissement des ventes
Lors d’une exposition, il est essentiel de savoir qui encaisse les paiements. Chez Palette Culturelle, les paiements sont directement remis à l’artiste. Si l’artiste est absent, un mandat écrit peut être établi pour assurer la remise sécurisée des paiements, mais aucune commission n’est prélevée par l’association, afin de ne pas constituer un acte commercial.
2. La commission de l’association (informations générales)
Certaines associations appliquent une commission sur les ventes. Il est utile de poser les questions suivantes :
Quel pourcentage est prélevé ?
Cette commission est-elle calculée sur le prix affiché de l’œuvre ou sur le montant restant à l’artiste après paiement de ses cotisations sociales (Maison des Artistes / URSSAF) ?
Comment cette commission est-elle déclarée ?
Palette Culturelle ne prélève pas de commission, mais cette question est importante pour comparer les pratiques et choisir des expositions en toute connaissance de cause.
3. Obligations fiscales et sociales
L’artiste reste responsable de ses déclarations fiscales et sociales, même si l’association facilite la gestion des paiements. Il est recommandé de conserver tous les justificatifs et de déclarer correctement ses revenus à la Maison des Artistes ou à l’URSSAF.
4. Paiements par chèque ou en l’absence de l’artiste
En cas d’absence, l’association peut recueillir les paiements par chèque au nom de l’artiste ou de sa structure professionnelle, et les lui remettre directement après l’exposition.
5. Transparence et documentation
L’association fournit tous les éléments nécessaires pour assurer une transparence complète : relevés de ventes, liste des œuvres, montants encaissés et remise à l’artiste.
6. Modèle de bonnes pratiques inspiré d’autres associations
Pour sécuriser les transactions, vous pouvez vous inspirer de ce modèle :
L’artiste signe un mandat de délégation pour encaissement uniquement si nécessaire
L’association documente chaque vente : nom de l’acheteur, montant, œuvre concernée
Les paiements sont remis intégralement à l’artiste après l’exposition
Aucun pourcentage n’est prélevé par l’association
L’artiste conserve la responsabilité des obligations sociales et fiscales liées à la vente
L’association fournit un compte-rendu écrit des ventes pour la transparence
7. Questions à poser avant toute exposition
Même si Palette Culturelle s’engage à la transparence, il est toujours recommandé de vérifier :
La procédure exacte d’encaissement et de remise des fonds
Les documents fiscaux ou justificatifs à recevoir
La conformité avec vos obligations sociales
La commission éventuelle de l’association et la méthode de calcul
Notre objectif : permettre aux artistes de vendre leurs œuvres en toute sérénité, sans frais cachés ni commission, et de se concentrer sur leur création.
L’association Palette Culturelle vous invite à découvrir l’exposition « Dialogues de matière et de lumière », réunissant des artistes professionnels, au Pavillon d’Adélaïde.
Lieu : Pavillon d’Adélaïde – Burlats Du 1er mai au 24 mai 2026 Ouverture : mercredi, samedi et dimanche
La commune de Burlats accueille cette exposition dans le cadre exceptionnel du Pavillon d’Adélaïde, mettant ainsi à l’honneur la création artistique contemporaine au cœur de son patrimoine.
Cette exposition collective met en lumière le travail d’artistes professionnels autour d’un dialogue sensible entre textures, volumes, couleurs et lumière.
Peintures, sculptures et matières se répondent pour offrir au public une expérience artistique immersive, entre force du geste et délicatesse de la perception.
Une invitation à ressentir, observer et se laisser porter par la vibration du visible et du sensible.
Entrée libre – Ouvert à tous
Venez rencontrer des artistes professionnels et partager un moment de création et d’émotion au cœur de Burlats .
En France, toute œuvre est automatiquement protégée dès sa création.
Le droit moral (inaliénable, imprescriptible, perpétuel)
L’artiste conserve toujours :
Le droit au respect de l’œuvre Personne ne peut la modifier, altérer ou dénaturer sans son accord écrit.
Le droit de divulgation Seul l’artiste décide quand et comment l’œuvre est rendue publique.
Le droit de paternité Son nom doit être mentionné chaque fois que l’œuvre est présentée.
Même si l’œuvre est vendue, donnée ou financée par une institution, ces droits restent la propriété de l’artiste.
Ce droit moral est parfois ce que certains appellent, à tort, un « droit de regard ».
2. Les droits patrimoniaux (exploitation commerciale)
L’artiste peut autoriser ou interdire :
• la reproduction (catalogues, affiches, produits dérivés) • la représentation (exposition, projection, diffusion) • toute exploitation commerciale
Ces droits peuvent être cédés par contrat, mais jamais le droit moral.
3. L’œuvre commandée
Lorsqu’une œuvre est réalisée dans le cadre d’une commande (publique, privée ou institutionnelle), un contrat doit prévoir :
• un cahier des charges • les étapes de validation • les droits d’exploitation accordés • le respect de la vision artistique de l’auteur
Le commanditaire ne peut pas imposer des modifications qui dénaturent l’œuvre, sauf si cela est prévu précisément dans le contrat.
4. L’œuvre installée dans l’espace public
Lorsqu’une œuvre est installée dans un lieu public :
• l’artiste conserve intégralement son droit moral • le propriétaire du lieu dispose d’un droit d’usage, mais pas de modification • toute intervention (restauration, déplacement, nettoyage) doit être validée par l’artiste
5. Le “droit de regard” réel
Un droit de regard réel peut exister uniquement si :
• le contrat prévoit des étapes de validation • l’artiste accepte qu’un commanditaire supervise ou donne un avis
Ce n’est jamais un droit automatique. Ce n’est jamais un droit qui dépasse le droit moral de l’artiste.
Mention de protection / antériorité
Le contenu de cet article est protégé par le droit d’auteur. Il peut faire ou avoir fait l’objet d’un dépôt d’antériorité auprès de l’INPI afin d’en certifier la date et la paternité. Toute reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.
Au sein de Palette Culturelle, nos membres créateurs, forts de leur expérience passée de galeristes et d’organisateurs d’événements artistiques, ont pu constater les nombreux dysfonctionnements actuels dans le domaine des arts plastiques.
Depuis quelques années, beaucoup de galeries traditionnelles (fonctionnant à la commission) ont disparu. Celles qui subsistent sont majoritairement des galeries locatives, un modèle que nous n’analyserons pas ici mais qui repose presque exclusivement sur la contribution financière des artistes.
Notre vision est différente.
Nous souhaitons sortir du système d’exposition standard, dans lequel les artistes sont systématiquement sollicités pour payer afin d’exposer, alors que le droit de monstration fonctionne normalement dans le sens inverse; c’est la présence de l’artiste et de ses œuvres qui apporte une valeur culturelle et d’attractivité au lieu.
Ce que nous proposons
Rechercher des lieux d’exception : châteaux, sites historiques, espaces patrimoniaux, parfois mis à disposition gratuitement ou à faible coût.
Sélectionner et proposer ces lieux aux membres professionnels de l’association, avec une transparence totale sur les conditions.
Construire un financement clair et raisonnable, adapté au lieu et à l’événement, incluant :
la communication (affiches, réseaux sociaux, médias),
l’organisation du vernissage,
les invitations et supports,
la logistique nécessaire.
Valoriser le travail des artistes en organisant des expositions qui créent de véritables rencontres entre les œuvres, le public et le patrimoine.
Développer un modèle équitable où l’artiste n’est pas un client, mais un acteur culturel reconnu.
Notre objectif
Créer des expositions ambitieuses, accessibles et respectueuses du travail artistique, dans des lieux qui racontent une histoire et qui permettent de valoriser la création contemporaine au cœur des territoires.
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