Avec Les Sculptants, l’association Palette Culturelle propose une forme artistique rare et immersive : une troupe de sculpture vivante qui transforme l’espace public en atelier à ciel ouvert.
Ici, il ne s’agit pas de jouer un rôle. Les artistes taillent, frappent, révèlent.
Réunis autour d’une pratique commune, cinq sculpteurs donnent à voir ce qui est habituellement caché : le geste de création, dans toute sa puissance et sa vérité.
Le Bestiaire de Pierre : quand la matière devient spectacle
Au cœur du projet, Le Bestiaire de Pierre prend forme sous les yeux du public.
Pendant plusieurs jours, les artistes sculptent des chimères monumentales, créatures hybrides surgies de la pierre, inspirées des imaginaires anciens et des paysages contemporains.
Chaque sculpteur développe son propre univers, mais tous avancent ensemble, dans une dynamique collective proche d’une troupe de théâtre :
rythmes des outils
chorégraphie des corps
tension du matériau
dialogue silencieux entre les artistes
Le public ne regarde pas seulement une œuvre : il assiste à sa naissance.
À la croisée des disciplines : reconstitution, spectacle et transmission
Les Sculptants se situent à un point de rencontre singulier :
reconstitution d’un geste ancestral, celui de la sculpture sur pierre
spectacle vivant, par la présence, le rythme et la mise en espace
transmission du savoir, par la pédagogie implicite du geste
Cette hybridation crée une expérience forte, accessible à tous les publics, sans nécessité de médiation complexe.
L’art se comprend ici par le regard, par le son, par la proximité.
Une rencontre directe entre artistes et public
L’un des fondements du projet est la proximité avec le public.
Contrairement à une exposition classique, il n’y a pas de distance : les visiteurs circulent, observent, échangent.
Ils découvrent :
les outils
les techniques
les étapes de création
les choix artistiques
Cette relation directe transforme profondément le rapport à l’œuvre et à l’artiste.
Un projet qui valorise les territoires
Accueillir Les Sculptants, c’est aussi faire vivre un lieu.
Qu’il s’agisse d’un site patrimonial, d’un espace urbain ou d’un environnement naturel, la présence des artistes crée une dynamique :
animation culturelle forte
attractivité du site
mise en valeur du patrimoine
création d’un événement fédérateur
L’intervention s’adapte aux spécificités du territoire et à ses enjeux.
Une œuvre éphémère… un héritage durable
Si la performance est temporaire, son impact, lui, s’inscrit dans le temps.
Les sculptures réalisées restent sur place et deviennent :
des repères artistiques
des éléments de patrimoine
des traces visibles de l’événement
Chaque intervention laisse ainsi une empreinte durable, à la fois matérielle et symbolique.
Un projet ouvert aux partenaires
Les Sculptants s’adressent à une grande diversité d’acteurs :
collectivités territoriales
sites historiques
structures culturelles
entreprises et grands comptes
lieux touristiques
Le format est modulable selon les espaces, les publics et les objectifs.
Une invitation à accueillir le vivant
À travers ce projet, l’association Palette Culturelle défend une vision de l’art :
accessible
ancrée dans le réel
vivante et partagée
Les Sculptants ne proposent pas seulement une performance. Ils créent une expérience.
Une rencontre entre la matière, le geste et le public.
À Burlats, le printemps s’annonce résolument artistique. L’association Palette Culturelle, dont le siège se situe à Boissezon, s’associe à la municipalité pour proposer un double rendez-vous culturel au Pavillon Adélaïde.
Entre performance de sculpture monumentale et exposition contemporaine, cette programmation met en avant la création vivante et le lien au territoire.
Une sculpture monumentale sous les yeux du public
Du 18 avril au 1er mai, les visiteurs pourront assister à une performance peu commune : la réalisation en direct d’une œuvre monumentale en granit.
Les sculpteurs Yannick Robert et Beto Svanotti s’installeront à proximité du Pavillon Adélaïde pour donner naissance à Le Fend-Pilier. Inspirée des paysages du Sidobre, cette sculpture prendra la forme d’une chimère émergeant de la roche.
Une occasion rare de découvrir les coulisses de la création artistique et d’échanger avec les artistes au fil de leur travail.
Une exposition contemporaine en prolongement
À partir du 1er mai et jusqu’au 24 mai, place à l’exposition « Dialogues de matière et de lumière », qui réunira plusieurs artistes contemporains.
Parmi eux, trois artistes installés à Boissezon : Agnieszka Targowska, Marie-Line Guimard et Yannick Robert. Seront également présents Sandra Quintin de Burlats, ainsi que Mireille Blanc de Saïx.
L’exposition accueille aussi Elke Montreal, venue d’un département voisin aux côtés des autres artistes.
Une belle représentation d’artistes professionnels d’Occitanie, illustrant la richesse et la diversité de la scène artistique de la Région.
L’exposition sera ouverte les mercredis, samedis et dimanches, de 10h à 17h.
Un moment fort le 1er mai
Le 1er mai à 18h, un temps fort viendra marquer cette programmation :
inauguration de la sculpture Le Fend-Pilier
vernissage de l’exposition
Un moment convivial ouvert à tous, au cœur d’un site patrimonial emblématique.
Une association ancrée dans le territoire
Basée à Boissezon, l’association Palette Culturelle œuvre toute l’année pour rendre l’art accessible au plus grand nombre. Ateliers, actions culturelles et partenariats locaux participent à faire vivre la création artistique en milieu rural.
Avec ce printemps artistique, elle confirme son engagement à valoriser les artistes et à rapprocher la culture des habitants.
Infos pratiques
Lieu : Pavillon Adélaïde, Burlats Dates: Du 18 avril au 24 mai 2026 Exposition : mercredis, samedis, dimanches de 10h à 17h
📻 Passage radio – Présentation des événements à venir
Dans le cadre de la programmation culturelle à venir sur le territoire, l’association Palette Culturelle a été invitée à intervenir sur Radio R d’Autan afin de présenter deux temps forts :
la performance artistique du Fend Pilier
l’exposition collective au Pavillon Adélaïde à Burlats
Cette intervention s’inscrit dans la volonté de valoriser les initiatives artistiques locales et de les rendre accessibles au plus grand nombre.
🕒 Horaires de diffusion
Mardi 21 avril
– 12h30
– 18h30
Mercredi 22 avril
– 7h30
🎧 Écouter en direct
Fréquences :
100.2 FM (Castres – Mazamet)
106.8 FM (Lavaur – Graulhet)
Ne plus attendre la mort pour reconnaître la valeur du vivant
L’histoire culturelle est traversée par un paradoxe que nous ne pouvons plus ignorer : certains des créateurs aujourd’hui célébrés comme des figures majeures ont vécu dans la pauvreté, l’isolement, l’indifférence ou le rejet. Leur œuvre, ignorée ou méprisée de leur vivant, est devenue après leur disparition un capital culturel, symbolique et financier considérable.
Vincent van Gogh incarne ce paradoxe. Vivant dans une grande précarité, dépendant de l’aide de son frère, il ne vendit presque rien. Aujourd’hui, ses œuvres comptent parmi les plus valorisées au monde et alimentent une économie globale faite de musées, de tourisme, d’assurances et de fonds d’investissement.
Mais il n’est pas un cas isolé. Combien sont morts malades, marginalisés, endettés, internés, oubliés ? Combien n’ont été reconnus qu’une fois leur production figée par la mort, transformée en patrimoine, puis en actif économique ?
L’histoire le montre : la littérature, la musique, l’image et toutes les formes de création ont connu ce phénomène. Des artistes confidentiels de leur vivant sont devenus des piliers de l’enseignement, des institutions culturelles et des marchés internationaux. Leurs œuvres alimentent aujourd’hui éditions, expositions, collections, concerts, adaptations, recherches universitaires.
Ce basculement posthume doit nous interroger collectivement. La valeur d’une œuvre ne dépend pas uniquement de sa qualité. Elle dépend aussi du récit qui l’entoure : la rareté, la tragédie, la redécouverte. La disparition transforme parfois la création en patrimoine. Puis le patrimoine devient capital.
Nous refusons que la reconnaissance soit conditionnée par la mort. Nous refusons que la précarité soit romantisée. Nous refusons que la misère devienne un prélude à la spéculation.
Soutenir les artistes vivants n’est pas un acte symbolique : c’est une nécessité éthique. Reconnaître les marges, préserver les voix émergentes, accompagner les trajectoires fragiles est une responsabilité collective.
Car derrière chaque œuvre se trouve une vie. Et derrière chaque reconnaissance tardive se cache une injustice silencieuse.
Nous affirmons qu’il est temps de déplacer le regard : reconnaître maintenant, soutenir maintenant, valoriser maintenant.
Ne plus attendre la mort pour célébrer le vivant.
Figures marquantes de la reconnaissance posthume
Vincent van Gogh — mort dans une grande pauvreté et ignoré du marché, aujourd’hui symbole mondial de valeur artistique et financière. Amedeo Modigliani — décédé malade et sans ressources, ses œuvres atteignent désormais des sommes records. Camille Claudel — internée et oubliée durant des décennies, aujourd’hui pleinement intégrée au patrimoine culturel et au marché. Paul Gauguin — mort isolé et endetté, devenu ensuite figure majeure valorisée internationalement. Georges de La Tour — tombé dans l’oubli pendant deux siècles, redécouvert puis fortement valorisé. El Greco — longtemps négligé après sa mort, réhabilité par l’histoire culturelle moderne et les institutions. Chaïm Soutine — vie de misère avant reconnaissance, aujourd’hui recherché par collections et musées. Henry Darger — existence obscure et pauvre, œuvre révélée après sa mort et intégrée au marché international. Séraphine de Senlis — fin de vie en institution et dans le dénuement, aujourd’hui reconnue et collectionnée. Antonio Ligabue — marginalisé et précaire, devenu figure majeure après sa disparition. Edgar Allan Poe — mort pauvre et oublié, désormais pilier éditorial et culturel mondial. Franz Kafka — quasi inconnu du grand public, devenu référence centrale de la pensée moderne. Arthur Rimbaud — abandonné et malade en fin de vie, aujourd’hui icône majeure étudiée et publiée. Gérard de Nerval — mort dans la misère, reconnu ensuite comme figure essentielle de la modernité. Emily Dickinson — inconnue de son vivant, aujourd’hui incontournable dans le patrimoine mondial. Herman Melville — oublié et sans succès en fin de vie, redécouvert puis intégré au canon culturel. John Keats — mort jeune dans la précarité, devenu figure centrale de la poésie mondiale. Wolfgang Amadeus Mozart — difficultés financières à la fin de sa vie, aujourd’hui pilier de l’économie musicale mondiale. Franz Schubert — mort pauvre et peu reconnu, devenu figure majeure du répertoire international. Robert Johnson — disparu dans l’anonymat, devenu légende culturelle et objet d’une vaste industrie musicale. Nick Drake — ignoré de son vivant, aujourd’hui largement diffusé et célébré. Vivian Maier — inconnue et précaire, œuvre révélée après sa mort et diffusée mondialement. Eugène Atget — mort pauvre et discret, devenu référence majeure pour l’histoire de l’image et des collections.
Dans le cadre du premier Atelier Passerelle, concept développé par l’association Palette Culturelle, nous vous proposerons le samedi 28 mars, de 9 h à 18 h, une immersion complète dans le développement du projet « Le Fend Pilier », sculpture en granit qui sera réalisée en public devant le Pavillon Adélaïde de Burlats au mois d’avril.
Cet atelier a pour objectif de faire découvrir toutes les étapes du projet, de sa conception numérique à sa réalisation concrète.
Contenu de l’atelier
1. Développement du projet en modélisation 3D Présentation, démonstration et explication du travail de conception réalisé à l’aide d’un logiciel de modelage 3D. Cette partie sera présentée par le studio 3D Zygaena – www.zygaena.fr
Les participants pourront comprendre comment une idée artistique devient une forme numérique précise, prête à être exploitée techniquement.
2. Préparer un fichier 3D pour l’impression Comment transformer un modèle 3D en fichier exploitable pour l’impression. Découverte des différents logiciels utilisés, des formats de fichiers et des étapes de préparation indispensables.
3. Lancement de l’impression 3D Découverte des réglages, des paramètres techniques et des matériaux de fabrication.
Les participants pourront voir en temps réel l’impression de la maquette au 1/10e, qui servira de base à la réalisation monumentale en granit, se lancer et comprendre les enjeux techniques de cette étape essentielle.
Sécuriser vos ventes lors d’expositions – guide pour les artistes
Le collectif Palette Culturelle accompagne les artistes dans leurs démarches et s’engage à garantir une totale transparence lors des expositions. Pour vous aider à comprendre vos droits et obligations, voici les points clés à connaître :
1. Encaissement des ventes
Lors d’une exposition, il est essentiel de savoir qui encaisse les paiements. Chez Palette Culturelle, les paiements sont directement remis à l’artiste. Si l’artiste est absent, un mandat écrit peut être établi pour assurer la remise sécurisée des paiements, mais aucune commission n’est prélevée par l’association, afin de ne pas constituer un acte commercial.
2. La commission de l’association (informations générales)
Certaines associations appliquent une commission sur les ventes. Il est utile de poser les questions suivantes :
Quel pourcentage est prélevé ?
Cette commission est-elle calculée sur le prix affiché de l’œuvre ou sur le montant restant à l’artiste après paiement de ses cotisations sociales (Maison des Artistes / URSSAF) ?
Comment cette commission est-elle déclarée ?
Palette Culturelle ne prélève pas de commission, mais cette question est importante pour comparer les pratiques et choisir des expositions en toute connaissance de cause.
3. Obligations fiscales et sociales
L’artiste reste responsable de ses déclarations fiscales et sociales, même si l’association facilite la gestion des paiements. Il est recommandé de conserver tous les justificatifs et de déclarer correctement ses revenus à la Maison des Artistes ou à l’URSSAF.
4. Paiements par chèque ou en l’absence de l’artiste
En cas d’absence, l’association peut recueillir les paiements par chèque au nom de l’artiste ou de sa structure professionnelle, et les lui remettre directement après l’exposition.
5. Transparence et documentation
L’association fournit tous les éléments nécessaires pour assurer une transparence complète : relevés de ventes, liste des œuvres, montants encaissés et remise à l’artiste.
6. Modèle de bonnes pratiques inspiré d’autres associations
Pour sécuriser les transactions, vous pouvez vous inspirer de ce modèle :
L’artiste signe un mandat de délégation pour encaissement uniquement si nécessaire
L’association documente chaque vente : nom de l’acheteur, montant, œuvre concernée
Les paiements sont remis intégralement à l’artiste après l’exposition
Aucun pourcentage n’est prélevé par l’association
L’artiste conserve la responsabilité des obligations sociales et fiscales liées à la vente
L’association fournit un compte-rendu écrit des ventes pour la transparence
7. Questions à poser avant toute exposition
Même si Palette Culturelle s’engage à la transparence, il est toujours recommandé de vérifier :
La procédure exacte d’encaissement et de remise des fonds
Les documents fiscaux ou justificatifs à recevoir
La conformité avec vos obligations sociales
La commission éventuelle de l’association et la méthode de calcul
Notre objectif : permettre aux artistes de vendre leurs œuvres en toute sérénité, sans frais cachés ni commission, et de se concentrer sur leur création.
L’association Palette Culturelle vous invite à découvrir l’exposition « Dialogues de matière et de lumière », réunissant des artistes professionnels, au Pavillon d’Adélaïde.
Lieu : Pavillon d’Adélaïde – Burlats Du 1er mai au 24 mai 2026 Ouverture : mercredi, samedi et dimanche
La commune de Burlats accueille cette exposition dans le cadre exceptionnel du Pavillon d’Adélaïde, mettant ainsi à l’honneur la création artistique contemporaine au cœur de son patrimoine.
Cette exposition collective met en lumière le travail d’artistes professionnels autour d’un dialogue sensible entre textures, volumes, couleurs et lumière.
Peintures, sculptures et matières se répondent pour offrir au public une expérience artistique immersive, entre force du geste et délicatesse de la perception.
Une invitation à ressentir, observer et se laisser porter par la vibration du visible et du sensible.
Entrée libre – Ouvert à tous
Venez rencontrer des artistes professionnels et partager un moment de création et d’émotion au cœur de Burlats .
En France, toute œuvre est automatiquement protégée dès sa création.
Le droit moral (inaliénable, imprescriptible, perpétuel)
L’artiste conserve toujours :
Le droit au respect de l’œuvre Personne ne peut la modifier, altérer ou dénaturer sans son accord écrit.
Le droit de divulgation Seul l’artiste décide quand et comment l’œuvre est rendue publique.
Le droit de paternité Son nom doit être mentionné chaque fois que l’œuvre est présentée.
Même si l’œuvre est vendue, donnée ou financée par une institution, ces droits restent la propriété de l’artiste.
Ce droit moral est parfois ce que certains appellent, à tort, un « droit de regard ».
2. Les droits patrimoniaux (exploitation commerciale)
L’artiste peut autoriser ou interdire :
• la reproduction (catalogues, affiches, produits dérivés) • la représentation (exposition, projection, diffusion) • toute exploitation commerciale
Ces droits peuvent être cédés par contrat, mais jamais le droit moral.
3. L’œuvre commandée
Lorsqu’une œuvre est réalisée dans le cadre d’une commande (publique, privée ou institutionnelle), un contrat doit prévoir :
• un cahier des charges • les étapes de validation • les droits d’exploitation accordés • le respect de la vision artistique de l’auteur
Le commanditaire ne peut pas imposer des modifications qui dénaturent l’œuvre, sauf si cela est prévu précisément dans le contrat.
4. L’œuvre installée dans l’espace public
Lorsqu’une œuvre est installée dans un lieu public :
• l’artiste conserve intégralement son droit moral • le propriétaire du lieu dispose d’un droit d’usage, mais pas de modification • toute intervention (restauration, déplacement, nettoyage) doit être validée par l’artiste
5. Le “droit de regard” réel
Un droit de regard réel peut exister uniquement si :
• le contrat prévoit des étapes de validation • l’artiste accepte qu’un commanditaire supervise ou donne un avis
Ce n’est jamais un droit automatique. Ce n’est jamais un droit qui dépasse le droit moral de l’artiste.
Mention de protection / antériorité
Le contenu de cet article est protégé par le droit d’auteur. Il peut faire ou avoir fait l’objet d’un dépôt d’antériorité auprès de l’INPI afin d’en certifier la date et la paternité. Toute reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.
Au sein de Palette Culturelle, nos membres créateurs, forts de leur expérience passée de galeristes et d’organisateurs d’événements artistiques, ont pu constater les nombreux dysfonctionnements actuels dans le domaine des arts plastiques.
Depuis quelques années, beaucoup de galeries traditionnelles (fonctionnant à la commission) ont disparu. Celles qui subsistent sont majoritairement des galeries locatives, un modèle que nous n’analyserons pas ici mais qui repose presque exclusivement sur la contribution financière des artistes.
Notre vision est différente.
Nous souhaitons sortir du système d’exposition standard, dans lequel les artistes sont systématiquement sollicités pour payer afin d’exposer, alors que le droit de monstration fonctionne normalement dans le sens inverse; c’est la présence de l’artiste et de ses œuvres qui apporte une valeur culturelle et d’attractivité au lieu.
Ce que nous proposons
Rechercher des lieux d’exception : châteaux, sites historiques, espaces patrimoniaux, parfois mis à disposition gratuitement ou à faible coût.
Sélectionner et proposer ces lieux aux membres professionnels de l’association, avec une transparence totale sur les conditions.
Construire un financement clair et raisonnable, adapté au lieu et à l’événement, incluant :
la communication (affiches, réseaux sociaux, médias),
l’organisation du vernissage,
les invitations et supports,
la logistique nécessaire.
Valoriser le travail des artistes en organisant des expositions qui créent de véritables rencontres entre les œuvres, le public et le patrimoine.
Développer un modèle équitable où l’artiste n’est pas un client, mais un acteur culturel reconnu.
Notre objectif
Créer des expositions ambitieuses, accessibles et respectueuses du travail artistique, dans des lieux qui racontent une histoire et qui permettent de valoriser la création contemporaine au cœur des territoires.
Mention de protection / antériorité
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L’association Palette Culturelle a l’immense joie de vous accueillir pour la première édition du Symposium de Sculpture de Boissezon.
Un symposium de sculpture, c’est quoi ?
Ce n’est pas seulement une exposition, c’est un atelier à ciel ouvert, un espace de rencontre où les artistes partagent leur savoir-faire, où la matière brute se transforme sous nos yeux en œuvres uniques, et où le public devient témoin privilégié de cette alchimie entre l’humain et la création.
Ici, à Boissezon, au cœur du Tarn et de l’Occitanie, nous célébrons la puissance de l’art et la richesse du patrimoine, mais aussi le plaisir de nous rassembler, d’échanger et de nous émerveiller ensemble.
Nous sommes heureux de partager avec vous ce moment unique où la pierre, le bois et la terre prennent vie, et où l’art nous rapproche, tout simplement.
Bienvenue au Symposium de Sculpture de Boissezon !
Le président de l’association Palette Culturelle
Yannick Robert
Dans le cadre des journées nationales des artistes, le charmant village de Boissezon se transforme le temps d’un week-end en un atelier à ciel ouvert : plusieurs sculpteurs professionnels y travailleront en direct, devant le public. Bois, pierre, métal, terre : la matière vivante est à l’honneur dans une ambiance créative et conviviale. Venez observer le geste, la transformation, l’émotion. Entre tradition artisanale et création contemporaine, ce symposium vous invite à une immersion totale dans l’univers de la sculpture. Entrée libre – animations en plein air – tout public Rencontres, échanges et émerveillement garantis ! Expositions de sculpture durant l’événement. Rejoignez-nous les 13 & 14 septembre à Boissezon, et partagez l’info autour de vous !
Thème 2025 :
La Salimonde de Boissezon – Mythe, Matière et Mémoire Personnage fascinant issu des récits oraux occitans, la Salimonde est une créature à l’identité plurielle : nymphe des eaux, fée météorologique ou encore sorcière sauvage vivant dans les grottes de la Montagne Noire. Elle réapparaît chaque année à la Chandeleur, tenant une pomme dont elle ne croque une bouchée que si l’année s’annonce fertile.
Figure féminine profondément enracinée dans les traditions rurales, elle incarne la relation entre nature, mystère et transformation.
Infos pratiques
Dates et horaires : 13 et 14 septembre 2025 de 9 h à 18 h.
Lieux: Halle de la Mairie (place de la Mairie) et rue Amédée Maraval à Boissezon 81490.
Tailleur de pierre (depuis 2009) évoluant dans le milieu de la Restauration de Monuments historiques, c’est naturellement que je prends goût pour la sculpture et l’ornement.
Formé à l’académie des Arts d’Avignon en 2015, je fonde mon atelier en août 2018 (basé au nord de Toulouse à Saint Rustice) , afin de continuer mon évolution dans la sculpture par la création que ce soit du figuratif ou de l’abstrait. L’essence de mon travail mêle les matières pour sublimer ces cadeaux que nous fait la nature tel le marbre, le bois, la terre cuite ou encore le plâtre.
Les chimères qui me hantent depuis mes premiers pas dans la restauration font l’objet d’une série de sculptures figuratives ces dernières années confrontant l’humain à ses
Tourments. Répondant à divers types de commande passant par de l’art sacré (vierge miraculeuse) à de la restauration ou encore divers travaux de gravure, cette discipline qu’est
la sculpture n’a de cesse de me faire découvrir des univers tous autant différents qu’incroyables.
Cela me pousse à perpétuellement remettre en question mes acquis et me laisse pantelant d’humilité devant notre Histoire.
née en 1968 en Allemagne – sculpteur à temps plein
Je rencontre la pierre à 20 ans, elle détermine immédiatement mon chemin de vie.
La toucher provoque une irrésistible envie de la façonner. Matière vivante, témoin de millions d’années de vie, instaure le respect.
Je sens que ce ne sera pas un rapport de force mais plutôt une question d’écoute. Je décide donc de quitter mon pays, ma langue maternelle, pour suivre la trace d’anciens bâtisseurs de cathédrales en France.
Le dialogue s’installe, s’ouvre vers l’expression figurative, ou non, la quête du mouvement.
Je sculpte enfin, je taille des images.
Travailler la pierre est pour moi un bonheur qui me permet de maintenir le lien entre la matière et le monde dans leur contradiction de stabilité et de mouvance.
Artiste inspirée, née en 1985, bercée par les arts et la spiritualité des cultures première du monde et formée à l’âge de 19 ans à la taille de pierre chez les compagnons du devoir,
je sculpte des crânes en pierre et marbres polis à la main et autres objets en pierres.
Certaines pièces sont ornées de motifs gravés, symboles vivants, tel un langage, qui parle à notre âme.
Le crâne incarne de manière ancestrale et transculturelle la connaissance qui nous lie à l’ensemble de la vie.
Sa forme nous ramène à l’essentiel, nous rappelle notre nature mortelle et nous invite à passer de l’autre côté du miroir en toute simplicité.
Les pierres par leur nature, telles des ancêtres pleines de sagesse m’apprennent à entrer dans le silence et à tailler dans le recueillement profond du cœur, à l’écoute du chant de l’univers.
Puissent ces roches taillées être des portes vers la richesse de votre monde intérieur.
Auteur, interprète, fantaisiste. 30 ans sur scène.
Aujourd’hui « CG L’Autodidacte ». Dès que je touche la terre, il se passe quelque chose.
C’est avec elle, en la malaxant, que je mets en place un scénario, une image caricaturale.
La terre est mon papier et mon crayon. Je sculpte mon imaginaire sans savoir où je vais, rien n’est fini, mais j’y vais. On part d’une virgule pour finir avec un point-virgule !
Hommage et clin d’œil au monde du cinéma, du cirque, célébration de la vigne.
Je cuis dans un four céramique en laissant la terre brute, émaillée ou patinée.
J’utilise aussi la cuisson Raku, le jeu des flammes, de l’enfumage qui révèlent les oxydes métalliques et fait naître une brillance.
Je marie le bois de vigne ou de palette brûlée.
Je me laisse surprendre par la magie des couleurs.
Né en 1966 dans un milieu modeste, il découvre à l’âge de huit ans, à travers la cire du célèbre fromage à coque rouge qu’il récupère très discrètement sur la table de ses aînés, le plaisir de façonner ses premières figurines de cowboys ou de soldats.
Adolescent, il développe la taille directe intuitive. Après une formation professionnelle comme maquettiste d’architecture à l’ASFODESS de Paris, il s’oriente dès 1990 vers la sculpture sur marbre, à la suite d’un apprentissage dans l’atelier d’un artiste à Montreuil.
Reconnu pour son engagement dans la transmission des savoir-faire et pour ses performances en direct lors de symposiums, il valorise le dialogue entre artistes et public.
Ses œuvres emblématiques se caractérisent par un style singulier : la lecture volumétrique.
À 17 ans, Yvon Jamard obtient son CAP de sculpteur sur bois d’ameublement à l’école de sculpture d’Auray, dans le Morbihan.
Très tôt, son parcours s’oriente vers une philosophie d’inspiration asiatique, et plus particulièrement japonaise, où l’essentiel prime sur le superflu. Cette vision, qui cherche dans la vie quotidienne et dans la création l’essence des choses, nourrit profondément son approche artistique.
Il a fait du bois son terrain d’expression privilégié. Avec patience et précision, il explore chaque essence, révélant à la fois la force et la douceur du matériau.
Du petit format raffiné à des œuvres monumentales comme son impressionnant Zome Diamant, véritable lieu de méditation, il ouvre des espaces de contemplation où se rejoignent matière, lumière et spiritualité.
Laveissière
La terre est venue à moi sans que je m’y attende. Ce fut foudroyant ! Inévitable ! Un rendez-vous que je ne pouvais pas manquer.
Puis, la peinture s’est imposée. Comme une deuxième évidence…
Mon aventure personnelle a débuté au théâtre. Aujourd’hui, mes sculptures et mes peintures, comme des personnages shakespeariens expriment un message, véhiculent une histoire.
Cette créativité que j’honore avec mes mains, révèle l’immensité de l’énergie féminine qui m’habite.
Lorsque je crée un silence intérieur d’une profondeur infinie m’anime.
L’œuvre s’accomplit patiemment, fougueusement pour laisser place à mon émerveillement.
Et si, en une phrase je devais tout résumer :
“ De ma terre intérieure, jaillit l’éternel féminin”
La mosaïque est entrée dans ma vie comme une rencontre naturelle, presque inévitable.
Assembler la pierre, l’ardoise, le marbre, le verre… c’est pour moi un langage, une manière de donner voix à la matière.
Chaque tesselle est un fragment de lumière, chaque éclat une vibration qui raconte une histoire.
Peu à peu, la sculpture s’est imposée comme un prolongement naturel.
L’ardoise, travaillée en couches, m’invite à explorer ses strates, ses reliefs, sa mémoire. Dans mes mains, elle devient mouvement, profondeur, poésie.
Créer, c’est aussi partager, mes fresques collectives, mes plaques de rue, mes ateliers ouverts sont autant de façons de relier les gens à travers l’art.
À Boissezon, pour ce symposium, je viens avec cette joie simple, transformer la matière brute en une œuvre vivante, et offrir aux regards un peu de ce dialogue intime avec la pierre et la mosaïque.
Contacts presse
En charge de la communication : Yannick Robert – Président de l’association Palette Culturelle – 06.68.80.35.20 yannickrobert.fr@gmail.com
Zone d’Art Transitoire : créer, occuper, transformer l’espace par l’art
ZAT (Zone d’Art Transitoire) est une plateforme initiée par Palette Culturelle pour accompagner, documenter et connecter les projets artistiques éphémères ou en friche, dans l’espace public comme dans les lieux vacants. Pensée comme un espace libre d’expérimentation, ZAT donne une voix aux artistes qui créent dans l’urgence, hors des sentiers battus, dans des lieux en mutation.
Qu’est-ce qu’une Zone d’Art Transitoire ?
C’est un territoire de création éphémère, une friche ou un lieu laissé à l’abandon, temporairement investi par des artistes, collectifs ou associations pour y proposer des formes nouvelles, hybrides et engagées : installations, performances, arts visuels, sonores, scénographies expérimentales…
Ces zones permettent de :
Transformer des espaces inutilisés en lieux de vie artistique et citoyenne.
Créer un dialogue entre l’art et l’urbanisme, l’environnement ou les populations locales.
Provoquer la rencontre entre créateurs, passants, habitants, institutions.
ZAT.artiste-auteur.com, une plateforme pour fédérer et rendre visible
Cartographier les ZAT : un annuaire des projets passés, en cours ou à venir, répartis sur le territoire. Partager les outils : guides pour créer une ZAT, modèles de conventions, démarches avec les collectivités. Visibiliser les artistes : pages projets, interviews, portfolios des créateurs impliqués dans les zones.
Mettre en réseau : créer des synergies entre porteurs de projets, artistes, lieux, institutions et publics. Diffuser les événements : performances, résidences, workshops, visites publiques…
Un laboratoire citoyen et artistique
ZAT s’adresse à tous les artistes, collectifs, urbanistes, militants ou acteurs culturels souhaitant explorer d’autres manières d’habiter l’espace. Il s’agit d’une démarche expérimentale, collaborative et transdisciplinaire.
La plateforme soutient également des initiatives locales en partenariat avec des mairies, des bailleurs sociaux, ou des associations de quartier pour faire de l’art un levier de réappropriation sociale et territoriale.